En Wallonie, depuis le 1er janvier 2019,  il est obligatoire d’utiliser de la peinture à l’eau lors de la pose de marquages routiers en peinture sur des nouveaux revêtements (en-dehors des autoroutes). Sur le réseau SOFICO, cette mesure concerne donc + 1400 km de routes nationales. Une journée d’information a permis le 17 septembre dernier de montrer aux applicateurs et aux agents du SPW Mobilité et Infrastructures, partenaire technique de la SOFICO, les nouveaux produits et techniques utilisés dans le cadre de marquage avec de la peinture à l’eau.

Cette journée de rencontre a aussi permis aux agents du SPW et d’autres administrations de découvrir les techniques employées ailleurs (France, Pays-Bas…). Outre les applicateurs et les fabricants de peintures routières, un préparateur de liant pour peinture, un fabricant de microbilles de verre (qui permettent la rétroréflexion – voir photo) et d’accélérateur de séchage (produit mélangé aux micro billes pour que le temps de séchage diminue) ont participé en matinée à une session de présentation. Les professionnels du secteur se sont ensuite rendus sur une autoroute fermée à la circulation pour pouvoir vérifier en direct les conditions d’application et de séchage de la peinture à l’eau.

L’utilisation de la peinture à l’eau n’est pas obligatoire en France, mais certaines entreprises sont déjà passées à ce type de produit, explique Gauthier Michaux, expert en marquage au sein du département des expertises structures et géotechnique du SPW Mobilité et Infrastructures. La peinture à l’eau est en effet moins dangereuse pour l’environnement, pour l’homme et offre des performances au moins autant élevées que la peinture à solvant, surtout en période estivale où son temps de séchage peut être très rapide.” Cette rapidité de séchage est un véritable atout pour les usagers puisque cela permet de libérer plus vite la voirie et de rétablir des conditions optimales de circulation dans des délais très courts.

Par contre, dans des conditions météorologiques plus moins favorables (faible température et degré d’humidité de l’air élevé), il est également possible d’ajouter aux peintures à l’eau un accélérateur de séchage (produit mélangé aux microbilles de verre) pour améliorer cet aspect plus délicat des peintures à l’eau. Les agents présents sur place mardi dernier ont touché eux-mêmes les deux types de peinture (avec et sans accélérateur) quelques minutes après son application et se sont montrés plutôt impressionnés par cette caractéristique avantageuse de la peinture à l’eau.

Lors de son application, la peinture à l’eau est directement saupoudrée de microbilles de verre qui assurent la rétroréflexion du marquage et permet aux usagers de bien voir ceux-ci pendant la nuit. Lors des tests d’application réalisés à l’occasion de cette journée, la rétroréflexion des marquages a également été mesurée et a révélé que la peinture à l’eau présente des propriétés qui rendent le marquage visible de façon optimale par les usagers. Le rétroréflexomètre affichait une valeur de 430 à 450 mcd/lux.m². En-dessous de 150, le marquage n’est plus considéré comme suffisamment rétroréfléchissant et doit être remplacé.

Enfin, la peinture à l’eau est n’est pas plus coûteuse que la peinture à solvant, il est nécessaire d’en mettre moins lors du marquage (400 g/m² contre 500 g/m² pour les peintures à solvant). La garantie de ce type de peinture exigée en Belgique est aussi d’une année, mais sa durée de vie effective pourrait aller jusqu’à deux ans.

Billes de verre présentes dans la peinture à l’eau
Rétroréflexomètre – mesure la rétroréflexion de la peinture

 

 

 

Get the latest news and read about the various projects in the Walloon structuring network in the SOFICO newsletter.

Projects ongoing
SOFICO activities
Le symbole « * » signifie « champ requis » conformément à notre Notice vie privée
En vous inscrivant à la newsletter, vous acceptez que vos données personnelles soient traitées conformément à notre Notice vie privée. Vous pouvez vous désinscrire à tout moment, conformément à la Notice vie privée