En août prochain, le chantier autoroutier le plus conséquent des années à venir en région liégeoise sera lancé : il consistera à réhabiliter le viaduc de Huccorgne, qui supporte l’autoroute E42/A15 à hauteur de Wanze. Les détails de ces impressionnants travaux ont été dévoilés ce matin lors d’une conférence de presse par le Vice-Président du Gouvernement wallon et Ministre wallon de la Mobilité, Philippe HENRY, la SOFICO et son partenaire technique, le SPW Mobilité et Infrastructures.

Un colosse de béton

Situé entre Liège et Namur, en région Liégeoise, sur la commune de Wanze, le viaduc de Huccorgne supporte l’autoroute E42/A15.

L’ouvrage permet, de franchir :

  • un cours d’eau, La Mehaigne,
  • la N652/Route de l’Etat,
  • deux voiries communales (Rue Famelette et Rue Robiewez),
  • un RAVel,
  • une ancienne ligne de chemin de fer.

Construit entre 1968 et 1971, ce viaduc d’une longueur totale d’environ 547 mètres, de 34 mètres de large et de 60 mètres de haut, en béton précontraint, se compose en fait de deux ponts (un par sens de circulation).

Le viaduc se décompose en trois parties :

  • Une partie centrale – environ 280 mètres, avec caissons en béton précontraint à inerties variables ;
  • Une partie d’approche côté Namur – environ 180 mètres, 6 travées, poutres préfabriquées sur site ;
  • Une partie d’approche côté Liège – environ 90 mètres, 3 travées, poutres préfabriquées sur site.

Le viaduc supporte un trafic journalier moyen d’environ 60.000 véhicules (2 sens cumulés), avec, aux heures les plus denses, 2.500 à 3.500 véhicules par heure (2 sens cumulés).

Une cure de jouvence bien nécessaire ! 

L’ouvrage présente une série d’éléments à traiter dont:

  • La précontrainte ;
  • Les revêtements ;
  • Le profil en long ;
  • Les joints de dilatation ;
  • Les trapillons en voie de circulation ;
  • Les garde-corps ;
  • Les glissières de sécurité ;
  • Le béton ;
  • Les évacuations des eaux ;
  • L’accès aux caissons centraux ;

Opérations à exécuter et défis techniques à relever

  • Un renfort du pont supportant habituellement les voies vers Namur sera tout d’abord réalisé afin de permettre d’accueillir la circulation pendant tout le chantier.

504 étriers précontraints seront ainsi placés (14 par poutres).

  • Les travées d’approche seront toutes deux démolies et reconstruites, à l’exception des piles qui seront conservées et réparées.

Les poutres et le tablier seront donc remplacés, ce qui inclut :

Au niveau du démontage :

  • La dépose de 72 poutres de 60 tonnes chacune ;
  • La dépose de 8700 m² de tablier pour un total de 3900 tonnes ;
  • Des opérations de sciage et de grutage à une hauteur de 10 à 60 mètres.

Au niveau de la reconstruction :

  • Le remplacement des appuis dégradés ;
  • La pose de 72 nouvelles poutres de 60 tonnes chacune ;
  • Un réglage au centimètre près par grutage pour poser les poutres sur les nouveaux appuis ;
  • La réalisation de nouveaux tabliers d’une épaisseur de 23 cm (contre 18 actuellement) avec 2600 m³ de béton armé à mettre en œuvre.

  • La partie centrale sera réhabilitée comprenant :
    • L’ajout de 6 câbles de précontrainte par caissons ;
    • La réparation du tablier ;
    • Le placement de structures métalliques pour faciliter les inspections ultérieures (passerelle,…).

  • Par ailleurs, le chantier prévoit également sur le viaduc :
    • Au niveau des piles et des chevêtres : chemisage ou réparations de béton ;
    • La pose d’une nouvelle étanchéité ;
    • La pose de nouveaux revêtements ;
    • La pose d’un nouveau système d’égouttage ;
    • La pose de nouvelles glissières de sécurité en béton ;
    • Le placement d’écrans anti bruit aux endroits opportuns ;
    • La révision du profil en long pour un meilleur confort de roulage ;
    • Le remplacement d’un caillebotis entre les 2 viaducs ;
    • Le remplacement de l’éclairage par du LED.

3 grandes phases et 2X2 bandes maintenues sur l’autoroute

Un des plus grands défis du chantier consiste à réaliser ces travaux conséquents tout en impactant le moins possible les usagers.

Bien que des travaux préparatoires soient déjà en cours depuis le mois de mars dernier (aménagement d’accès divers en dessous du viaduc), c’est ce 2 août que le chantier à proprement parlé débutera au niveau de l’autoroute.

3 grandes phases (4 mois – 6 mois- 6 mois) ont ainsi été planifiées d’ici juillet 2023 avec une libération des voies lors du second semestre 2022. La philosophie générale sera de maintenir sur l’autoroute 2 bandes de circulation par sens pendant les phases du chantier, avec une vitesse maximale limitée à 50 km/h.

  • DU 2 AOUT 2021 AU 5 DECEMBRE 2021 – RENFORT DU PONT VERS NAMUR

Pendant cette phase de 4 mois, des renforts seront posés sous le pont qui supporte les voies vers Namur, afin de pouvoir accueillir 2X2 bandes lors de la phase suivante du chantier.

  • DU 10 JANVIER 2022 AU 22 JUILLET 2022 – PONT VERS LIEGE EN CHANTIER

Pendant cette phase de 6 mois, les travaux porteront sur le pont qui supporte habituellement les voies vers Liège. Le trafic sera entièrement basculé en 2X2 bandes sur le pont qui supporte habituellement les voies vers Namur et qui aura été renforcé en phase précédente à cet effet.

 

  • DU 9 JANVIER 2023 AU 19 JUILLET 2023 – PONT VERS NAMUR EN CHANTIER

Pendant cette phase de 6 mois, les travaux porteront sur le pont qui supporte habituellement les voies vers Namur. Le trafic sera entièrement basculé en 2X2 bandes sur le tout nouveau pont qui supporte habituellement les voies vers Liège.

En dessous de l’autoroute

En dessous de l’autoroute…

  • les Rues Robiewez et Famelette seront fermées du 2 août 2021 au 2 août 2023.
    Une déviation sera mise en place via la N652/Route de l’Etat, la Route de Lavoir et la Rue Biénonsart.

  • la N652/Route de l’Etat sera fermée par demi-chaussée lors du travail sur les piles ;
  • le parking sous le viaduc sera fermé environ 2 mois ;
  • le RAVel restera accessible avec la mise en place d’une courte déviation.

Les acteurs du dossier

La SOFICO est le maître d’ouvrage de ce chantier, qu’elle réalise avec la collaboration de son partenaire technique, maître d’œuvre, le SPW Mobilité et Infrastructures.

C’est le bureau d’étude ARCADIS qui réalise les études techniques pour la réhabilitation du viaduc.

Le marché public de réhabilitation de l’ouvrage a été remporté par l’association momentanée BAM GALERE-BESIX, pour un montant de plus de € 23 millions HTVA financé par la SOFICO dans le cadre du PIMPT, le « Plan infrastructures et mobilité pour tous 2020-2026 ».

Le chantier en quelques chiffres

  • 60 mètres de haut
  • 547 mètres de long
  • 2X2 bandes maintenues
  • + de € 23 millions HTVA
  • 72 nouvelles poutres de 60 tonnes à placer sur 144 nouveaux appuis
  • Réhabilitation de 17 700 m2 de pont
  • 3000 m2 de béton à mettre en œuvre
  • 322 tonnes d’acier pour béton
  • Plus de 3 km de câbles de précontrainte

Téléchargez via ce lien une vidéo du viaduc de Huccorgne.
Téléchargez via ce lien des photos du viaduc de Huccorgne.
Téléchargez via ce lien le PowerPoint de la conférence de presse.

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